Digital generated image of abstract AI chat icons over digital surface. (Photo: Andriy Onufriyenko / Getty Images)
Cover Plus de 80 % des Thaïlandais ont une expérience avec l'intelligence artificielle, mais peu l'utilisent à son plein potentiel d'analyse. (Photo : Andriy Onufriyenko / Getty Images)
Digital generated image of abstract AI chat icons over digital surface. (Photo: Andriy Onufriyenko / Getty Images)

Si l'intelligence artificielle n'est plus une nouveauté, une question demeure : “Que voulons-nous vraiment qu'elle fasse pour nous ?” SCBX a mené cinq mois de recherche pour comprendre les véritables attentes des consommateurs et créer de nouvelles conversations.

Suite à une enquête menée auprès de 1 004 consommateurs thaïlandais âgés de 20 à 60 ans à travers tout le pays en août 2025 par SCBX, en collaboration avec Ipsos, société mondiale d'études de marché, et Vitamins, cabinet de conseil et de recherche de premier plan en Thaïlande, le rapport “SCBX Report: thAI Consumer AI Adoption 2026” a vu le jour. Cette étude sur le comportement des Thaïlandais révèle un nouveau défi majeur : la “relation” entre l'humain et l'intelligence artificielle (IA), en particulier dans le monde financier où s'entremêlent sécurité, risque et confidentialité.

Ce rapport indique clairement que plus de 80 % des Thaïlandais ont déjà eu une expérience avec l'intelligence artificielle, directement ou indirectement. Cependant, seule une petite minorité “utilise l'IA à son plein potentiel”, c'est-à-dire à un niveau permettant au système d'aider réellement à penser, analyser et prendre des décisions. Voici l'essence de cette recherche qui dévoile ce que les Thaïlandais pensent vraiment de l'IA et comment les marques doivent s'adapter en 2026.

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รายงานการสำรวจพฤติกรรมคนไทยของ SCBX ได้พบสิ่งใหม่ที่ท้าทายคือ “ความสัมพันธ์” ระหว่างมนุษย์กับปัญญาประดิษฐ์ (AI) (ภาพ: SCBX)
Above Le rapport d'étude de SCBX révèle que le nouveau défi réside dans la “relation” entre l'humain et l'intelligence artificielle (IA). (Photo : SCBX Report: thAI Consumer AI Adoption 2026)
รายงานการสำรวจพฤติกรรมคนไทยของ SCBX ได้พบสิ่งใหม่ที่ท้าทายคือ “ความสัมพันธ์” ระหว่างมนุษย์กับปัญญาประดิษฐ์ (AI) (ภาพ: SCBX)

Les Thaïlandais connaissent l'IA mieux qu'on ne le pense, sans toutefois lui faire confiance

L'une des découvertes clés de ce rapport est le phénomène appelé “invisible AI usage” (utilisation invisible de l'IA). Les Thaïlandais utilisent l'intelligence artificielle presque tout le temps, des systèmes de recommandation de contenu sur les réseaux sociaux à la détection des transactions suspectes dans les applications bancaires, mais de nombreux utilisateurs ne “sentent” pas qu'ils utilisent l'IA.

Bien que plus de 90 % connaissent le terme IA et que plus de 80 % aient utilisé des outils soutenus par l'IA, seule une minorité peut expliquer son fonctionnement réel. La plupart n'en ont qu'une compréhension superficielle : 16 % des Thaïlandais utilisent l'IA sérieusement, 46 % la connaissent bien et peuvent l'expliquer, tandis que 46 % n'ont qu'une compréhension de surface de ce qu'elle est et de son fonctionnement.

Il est intéressant de noter que “l'incompréhension ne signifie pas la peur”. De nombreux Thaïlandais voient l'intelligence artificielle de manière positive, comme un “assistant humain” et non comme un remplaçant absolu. Cependant, les inquiétudes concernant les données personnelles, les biais du système et les mauvaises utilisations restent des obstacles majeurs à une acceptation plus profonde. 79 % conviennent que les humains devraient vérifier les résultats de l'IA, 75 % comprennent que la qualité de l'IA dépend des données d'entraînement, et 73 % considèrent l'IA comme une aide et non un substitut.

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De l'excitation à la méfiance : les émotions ambivalentes des consommateurs

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Artificial Intelligence Content Generator. A man uses a laptop to interact with AI assistant. AI offers functions like chatbot, generate images, write code, writer bot, translate and advertising. (Photo: Boy Wirat / Getty Images)
Above Le rapport SCBX note que les utilisateurs actifs utilisent l'intelligence artificielle pour des tâches simples, rapides et sans risque comme la traduction ou la correction grammaticale. (Photo : Boy Wirat / Getty Images)
Artificial Intelligence Content Generator. A man uses a laptop to interact with AI assistant. AI offers functions like chatbot, generate images, write code, writer bot, translate and advertising. (Photo: Boy Wirat / Getty Images)

Le rapport de SCBX reflète clairement les émotions complexes des consommateurs thaïlandais envers l'intelligence artificielle. D'un côté, plus de 70 % croient que l'IA facilite la vie et crée de la valeur pour le monde (71 %). De l'autre, les inquiétudes persistent quant à son utilisation abusive (66 %), la confidentialité (55 %) et les résultats biaisés (48 %).

Ces préoccupations se divisent en trois catégories : la peur de la fuite ou de l'abus des données personnelles (fear of privacy), la peur que l'IA soit entraînée sur des bases de données injustes (fear of bias), et la peur d'être remplacé par la technologie (fear of replacement) qui reste profondément ancrée.

C'est pourquoi l'intelligence artificielle dans le contexte thaïlandais est souvent utilisée sous forme de “passive AI”, ou de systèmes fonctionnant en arrière-plan sans interaction. En revanche, l'“active AI” comme les chatbots ou l'IA générative rend encore de nombreux utilisateurs incertains. Ce groupe utilise donc souvent l'IA pour des tâches de base ou à résultat rapide et sans risque, telles que la traduction (61 %), la création d'images (44 %), la vérification grammaticale (32 %), la synthèse de texte (29 %), l'analyse de données simples (28 %) et le résumé d'informations commerciales (20 %).

Ainsi, l'IA est perçue davantage comme un assistant de travail que comme un conseiller. Elle doit être facile à utiliser, sans explications complexes, et servir d'outil pour réduire les tracas quotidiens, privilégiant la “commodité” à la “compréhension”.

Les 9 profils d'utilisateurs de l'intelligence artificielle en Thaïlande

Le rapport thAI Consumer AI Adoption 2026 classe les consommateurs thaïlandais en neuf groupes selon leur niveau d'utilisation et leur attitude envers la technologie :

  1. Skeptical Practitioner (Praticien Sceptique) : Ouvert à l'IA mais méfiant sur certains aspects (34 %).
  2. Pro-formance (Axé sur la Performance) : Utilise l'intelligence artificielle comme outil de réussite et de résultats (5 %).
  3. Life Optimizer (Optimisateur de Vie) : Utilise l'IA pour rendre la vie quotidienne plus rapide et plus intelligente (8 %).
  4. Smart Minimalist (Minimaliste Intelligent) : Intelligent et mesuré, utilise l'IA uniquement lorsque c'est nécessaire et bénéfique (36 %).
  5. Accidental Adopter (Adopteur Accidentel) : Utilise l'IA sans même le savoir (4 %).
  6. Digital Rejector (Réfractaire Numérique) : Rejette les nouvelles technologies, ne veut pas que l'IA remplace l'humain (0,1 %).
  7. Unaware Trialist (Essayeur Inconscient) : Utilise sans savoir, mais commence à chercher à comprendre le fonctionnement de l'IA (3 %).
  8. Silent Doubter (Douteur Silencieux) : Utilise l'IA mais manque de confiance ou n'ose pas l'admettre (10 %).
  9. Curious Speculator (Spéculateur Curieux) : Groupe qui observe mais attend de voir la direction avant de se lancer (0,2 %).
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ที่มา: SCBX Report: thAI Consumer AI Adoption 2026
Above Source : Rapport SCBX sur l'adoption de l'IA par les consommateurs thaïlandais en 2026.
ที่มา: SCBX Report: thAI Consumer AI Adoption 2026

Parmi ces neuf groupes, trois moteurs principaux se dégagent : Smart Minimalist, Life Optimizer et Pro-formance. Ensemble, ils représentent plus de la moitié des consommateurs thaïlandais, reflétant la réalité de l'utilisation de l'intelligence artificielle au travail et dans la finance aujourd'hui.

1. Smart Minimalist

Ce groupe utilise l'IA selon les besoins réels et représente la plus grande proportion (environ 36 %), incluant employés de bureau et consommateurs généraux. Ils veulent simplement que l'IA “rende la vie quotidienne plus fluide et plus sûre”. Simplicité, confiance et absence de complexité sont clés, bien qu'ils s'inquiètent de la sécurité des transactions financières.

2. Life Optimizer

Ce groupe (environ 8 %) utilise l'intelligence artificielle pour optimiser son quotidien. Ce sont des “early adopters” familiers avec la technologie, utilisant l'IA pour la rapidité et la précision (création de contenu, plannings, rapports). Ils voient l'IA comme un partenaire de productivité. Prêts à payer pour des fonctionnalités utiles, ils attendent de l'IA qu'elle comprenne leur contexte personnel pour offrir des conseils pertinents.

3. Pro-formance

Les créateurs de résultats via l'IA (environ 4-5 %). Bien que petit, ce groupe a une influence majeure. Ce sont des professionnels de la tech, de la finance ou de la stratégie qui utilisent l'IA pour augmenter leur potentiel professionnel et la qualité de leurs décisions. Ils attendent de l'intelligence artificielle une analyse logique avancée, une compréhension contextuelle profonde et une aide à la décision intelligente. Pour eux, l'IA doit être plus qu'un outil : elle doit anticiper les besoins.

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Al chatbot usage and concepts, Concept (Photo: Sakchai Vongsasiripat / Getty Images)
Above Une conclusion majeure du rapport de SCBX est que l'adoption de l'intelligence artificielle est motivée par la “confiance” et non par la technologie elle-même. (Photo : Sakchai Vongsasiripat / Getty Images)
Al chatbot usage and concepts, Concept (Photo: Sakchai Vongsasiripat / Getty Images)

Le rapport SCBX souligne que “l'utilisation de l'IA par les Thaïlandais n'est pas motivée par la technologie, mais par la confiance”. L'intelligence artificielle ne fera partie de la vie réelle que lorsque les utilisateurs se sentiront en sécurité, compris et verront la valeur de ses actions.

Ainsi, les organisations thaïlandaises souhaitant devenir des “AI-first organizations” devraient commencer par trois dimensions clés :

1. Trust Design (Conception de la Confiance) : Intégrer la confiance dans l'expérience. Chaque service doit expliquer pourquoi le système recommande ceci, quelles données sont utilisées et comment elles sont protégées, avec la transparence comme vertu cardinale.

2. Human Validation (Validation Humaine) : Équilibrer l'humain et la technologie. Les consommateurs désirent toujours “le dernier mot humain”, croyant en l'importance de l'implication humaine.

3. Meaningful Simplicity (Simplicité Significative) : Gérer la complexité pour la rendre compréhensible. Les Thaïlandais ne craignent pas la technologie complexe, mais les expériences inaccessibles. Un système qui communique en langage humain et connecte les services de manière fluide est la véritable arme secrète.

Pour les Thaïlandais, la meilleure technologie n'est peut-être pas la plus intelligente, mais celle qui comprend le mieux l'humain.

Les barrières financières : la sécurité comme première porte d'entrée

Alors que la commodité motive, la peur freine, surtout concernant les actifs et les finances. Le rapport révèle deux tensions majeures dans le monde financier à l'ère de l'IA : la sécurité et les désagréments. Les cinq principales inquiétudes financières sont :

  1. Virements vers des comptes suspects et risques transactionnels (60 %).
  2. Peur que le compte soit piraté et l'épargne perdue (59 %).
  3. Devoir comparer soi-même les prêts et refinancements (57 %).
  4. Devoir vérifier soi-même les promotions de cartes de crédit (55 %).
  5. Trop d'options d'investissement / incompréhension du vocabulaire financier (52 %).

 

Le rapport note aussi que les inquiétudes varient selon le revenu. Les hauts revenus craignent la perte de temps et la surcharge d'informations, tandis que les revenus moyens craignent surtout pour la sécurité (piratage). Les groupes avancés (Pro-formance) manquent d'outils assez intelligents pour choisir les investissements appropriés. Pour 87 % des utilisateurs d'intelligence artificielle, la sécurité et la complexité des données restent des obstacles, soulignant la nécessité pour les prestataires financiers de bâtir la confiance en priorité.

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ที่มา: SCBX Report: thAI Consumer AI Adoption 2026
Above Données extraites du rapport SCBX : thAI Consumer AI Adoption 2026 sur les inquiétudes financières.
ที่มา: SCBX Report: thAI Consumer AI Adoption 2026

La “confiance” est le cœur d'une organisation AI-first

La conclusion la plus puissante du rapport SCBX est que l'adoption de l'intelligence artificielle repose sur la confiance. Une organisation “AI-first” réussie n'est pas celle qui a le système le plus intelligent, mais celle qui comprend le mieux l'humain, à travers une pyramide d'expérience utilisateur à 4 niveaux :

Confidence Through Trust (Confiance par la Sécurité) : La fondation est la sécurité. L'IA doit agir comme un “gardien” protégeant contre la fraude.

Effortless Experience (Expérience Sans Effort) : Réduire les corvées financières, comme la gestion automatique des dépenses.

Unified Intelligence (Intelligence Unifiée) : Transformer les données éparses (cartes, portefeuilles, assurances) en une vue d'ensemble claire.

Proactive Partner (Partenaire Proactif) : Le sommet est une IA capable d'anticiper et d'agir au nom de l'utilisateur dans un cadre convenu.

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ที่มา: SCBX Report: thAI Consumer AI Adoption 2026
Above Schéma illustrant la pyramide de l'expérience utilisateur avec l'intelligence artificielle selon le rapport SCBX.
ที่มา: SCBX Report: thAI Consumer AI Adoption 2026

En résumé, le rapport thAI Consumer AI Adoption 2026 de SCBX souligne que l'intelligence artificielle ne sera plus seulement un outil pour les pros, mais un standard pour tous, intégrant chaque produit financier. Elle ne sera pas vue comme une technologie complexe, mais comme une nouvelle infrastructure de vie, sécurisée et simple, agissant comme un “compagnon de réflexion” pour améliorer la qualité de vie.

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