Le Dr Dang Pham Thien Duy, cofondateur de NetIQ, offre une perspective contrastée sur l'intelligence artificielle face à Ha Le, COO de BrainLife.ai
L'essor de l'intelligence artificielle (IA) dans la gestion des ressources humaines n'est plus une simple prévision, mais une réalité à laquelle les dirigeants doivent faire face. Cependant, la frontière entre l'optimisation des performances par les données et la perte de l'identité culturelle de l'entreprise reste un sujet de débat intense. Les algorithmes sans âme remplacent-ils progressivement l'empathie humaine, ou sont-ils la clé pour libérer les dirigeants des tâches administratives afin de se concentrer sur les valeurs fondamentales ?
À lire aussi : 2025 marque-t-elle un tournant pour l'édition vietnamienne ?
L'IA dans les RH transforme-t-elle la culture d'entreprise en une “dataification” excessive, au détriment de l'émotion et des relations humaines ?

Above Le Dr Dang Pham Thien Duy, cofondateur de la société NetIQ
Oui
Lorsque les entreprises dépendent trop de l'intelligence artificielle pour les décisions RH telles que le recrutement, la promotion ou la discipline, la culture organisationnelle risque d'être réduite à de simples chiffres et indicateurs de performance. Évaluer les gens de manière mécanique peut facilement éliminer l'interaction, la compréhension et le dialogue entre les managers et les employés. De même, l'utilisation de chatbots pour automatiser la communication interne permet de gagner du temps mais peut réduire les connexions humaines, tout en limitant les opportunités de collaboration et de créativité qui naissent lorsque les humains résolvent des problèmes ensemble.

Above Ha Le, directrice des opérations (COO) chez BrainLife.ai
Non
Si l'on considère l'intelligence artificielle uniquement comme un outil pour éclairer l'organisation, aidant les dirigeants à prendre des décisions plus inclusives, alors la culture non seulement ne disparaît pas, mais elle est mieux construite et entretenue. L'IA peut aider les RH à réduire les tâches administratives et à gagner du temps sur les travaux de base, permettant aux dirigeants de consacrer plus de temps à la connexion avec chaque individu, au coaching, au mentorat et au développement des employés, ainsi qu'à la construction de la confiance au sein de l'organisation. Dans ce cas, la culture reste dirigée par les humains, les données n'étant là que pour soutenir.
Article adapté de l'original publié dans le numéro de novembre 2025 de Tatler Vietnam
LIRE MAINTENANT
La durabilité ancrée dans le savoir local : Leçons du parcours de Julia Babcock




