Matthieu Blazy a fait voyager sa première collection “Métiers d’art” pour Chanel, de New York à Séoul, plaçant cette célèbre maison de luxe au cœur de l’actualité mode.
En décembre dernier, Matthieu Blazy a orchestré un contraste saisissant en réunissant ses invités à New York, dans les profondeurs du 168 Bowery, au sein d’une station de métro désaffectée. Ce décor insolite a offert un écrin d’une beauté presque incongrue au défilé Chanel. Les mannequins, émergeant des rames de métro, déambulaient entre les piliers et sur les quais vêtus de silhouettes inspirées par la métropole. En tête de cortège, Bhavitha Mandava a marqué l’histoire en devenant le premier mannequin d’origine indienne à ouvrir un défilé Chanel, avec un look jean et haut zippé qui a captivé l’attention de tous.
À l’image de New York, ce défilé était une rêverie cinématographique tour à tour enivrante, glamour et brute, empreinte de symbolisme et sublimée par un artisanat d’exception. Voici l’essence des “Métiers d’art 2026” de Chanel, une maison dont les créations de luxe transcendent les codes.

Above La campagne Chanel Métiers d’art 2026, photographiée dans l’effervescence de New York
Les “Métiers d’art” sont apparus dans le lexique Chanel en 2002, lorsque Karl Lagerfeld a dédié une collection entière aux artisans dont le savoir-faire contribue depuis des décennies à la renommée de cette maison de luxe. Unique en son genre, cette collection est une célébration joyeuse, un point de rencontre entre la haute couture et le prêt-à-porter, où la mode s’exprime par une profusion de broderies, de plumasserie, de joaillerie et de textiles rares.

Above Les mannequins ont investi l’intégralité du Centre Pompidou Hanwha, escalators inclus

Above Le mannequin Park Soo Joo lors du défilé Chanel
Cette année, Matthieu Blazy a signé sa première collection “Métiers d’art” pour Chanel, inspirée par l’énergie indéfinissable des grandes villes : ce dynamisme qui anime les travailleurs dès l’aube, stimule l’industrie comme la création, et maintient les lumières allumées jusqu’au petit matin. New York reste la cité archétypale où travailleurs et créatifs affluent en quête de succès, une énergie que l’on retrouve au cœur de la stratégie de Chanel pour ses collections.

Above Une silhouette emblématique de la nouvelle collection Chanel

Above Les détails artisanaux illustrent le savoir-faire de Chanel
Après le faste new-yorkais, Chanel a souhaité transporter la magie des “Métiers d’art” vers nos contrées. Lorsqu’elle organise un défilé réplique, la maison ne cherche pas une reproduction exacte du lieu — une tâche impossible qui réduirait la collection à un simple costume. L’objectif est de trouver une synergie, une équivalence d’énergie. En matière de créativité vibrante, Séoul s’est imposée comme une évidence. Avec sa culture effervescente, ses célébrités mondiales et son avant-garde créative, la capitale coréenne était le second foyer naturel pour cette collection Chanel.

Above La star Jennie présente au défilé Chanel

Above G-Dragon et Marion Cotillard invités de marque chez Chanel
Quelques jours avant l’inauguration officielle du Centre Pompidou Hanwha à Séoul, Chanel a investi les lieux. Cet espace immense, orné de chefs-d’œuvre du cubisme, dont douze œuvres originales de Pablo Picasso, a servi d’écrin au défilé réplique “Métiers d’art 2026”. Parmi les spectateurs conquis figuraient Jennie, G-Dragon, Park Seojun, Peggy Gou, Tilda Swinton et Marion Cotillard. Toutes et tous ont admiré le travail remarquable de Chanel dans cet environnement exceptionnel.

Above Bhavitha Mandava portant la pièce iconique de la collection Chanel

Above Le détail des silhouettes présentées par la maison Chanel
La collection affichait une profusion de couleurs, de volumes et d’ornements. Des coccinelles brodées à la main par l’Atelier Montex aux camélias de plumes réalisés par Lemarié, chaque détail témoignait du luxe absolu de Chanel. Les robes incrustées de perles évoquaient la pureté du cristal brut, tandis que les accessoires, comme les porte-gobelets en cuir caviar, soulignaient l’humour sophistiqué insufflé par Matthieu Blazy.
“Il y avait tant d’histoires, tant de personnages féminins”, nous confiait Marion Cotillard après le défilé. “J’ai adoré la force et la complexité des silhouettes Chanel. Matthieu Blazy joue avec les codes de la maison tout en y apportant sa propre vision. C’est sans doute l’une de mes collections préférées de lui ; même les pièces que je ne porterais pas m’émerveillent par leur beauté.”




