La scène culinaire en “New Zealand” mérite le détour ; voici comment nous avons passé une semaine à explorer l'île du Nord et l'île du Sud.
Si la New Zealand est largement saluée pour ses sommets alpins enneigés en hiver et ses collines verdoyantes qui offrent un décor idyllique aux films les plus célèbres d’Hollywood, ce qui m’a le plus marqué lors de mon premier voyage n’est pas tant la nature époustouflante ou le fait que les moutons y soient cinq fois plus nombreux que les habitants, mais plutôt sa culture gastronomique et œnologique. Avant d’arriver, j’avais vaguement entendu parler de la culture maorie ainsi que de l’excellence du bétail de la “New Zealand”, de l’agneau au bœuf en passant par les trésors de la mer, mais je n’imaginais pas l’étendue de mes découvertes.
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Above Le magnifique domaine de Flockhill Lodge en “New Zealand”.
Notre aventure a débuté, sans surprise, avec les moutons. Après 90 minutes de route à travers les montagnes depuis Christchurch sur l’île du Sud, où nous avons atterri après un long voyage depuis la Malaisie, nous sommes arrivés à Flockhill Lodge. Cette exploitation ovine en activité abrite Sugarloaf, un restaurant gastronomique axé sur les produits locaux de la “New Zealand”. Le menu dégustation du chef évolue en fonction des récoltes du potager du domaine. C’est ici que j’ai goûté pour la première fois au pāua, un ormeau à pied noir, que j’ai fini par déguster sous diverses formes chaque jour de mon séjour.

Above Une célébration des saisons au restaurant Sugarloaf en “New Zealand”.
Nul besoin de s’éloigner de Christchurch pour vivre une telle expérience. Souvent considérée comme la porte d’entrée de l’île du Sud, la ville offre bien plus. Inati, situé en plein cœur de la cité et dirigé par le chef britannique Simon Levy, propose une cuisine axée sur le partage. Les créations incluent des bouchées inventives comme les “Duck Trumpets”, inspirées de la célèbre glace néo-zélandaise, garnies de mousse de canard et de confiture de mûres, ainsi que des plats plus généreux comme le grondin maturé.

Above L’ambiance raffinée du restaurant Inati à Christchurch.
Le lendemain, en traversant Kaikōura en direction de Marlborough, nous nous sommes arrêtés devant un food truck bleu, sans prétention, au bord de l’océan. Nin’s Bins, entreprise familiale de troisième génération, n’emploie que deux personnes : les petites-filles du fondateur Ronald Clark, souvent rejointes par leur frère. Les écrevisses fraîches, également appelées langoustes dans d’autres régions du monde, sont pêchées chaque matin à proximité et servies avec un simple filet de citron.

Above Le célèbre stand Nin’s Bins situé à Kaikōura.
Après avoir savouré des écrevisses, des galettes de pāua et du poisson-frites, nous avons poursuivi notre route vers Marlborough. Nous savions que nous entrions dans la région viticole en apercevant les moutons paissant dans les vignobles. Marlborough est réputée pour son Sauvignon Blanc, et Cloudy Bay est sans doute le domaine le plus emblématique de la “New Zealand” ; nous avons eu le privilège de visiter son vaste domaine.

Above Le prestigieux domaine viticole Cloudy Bay.
À l’opposé, les vignobles familiaux et confidentiels possèdent un charme unique. Le domaine biologique Clos Henri en est un bel exemple, avec son caveau aménagé dans une ancienne église. Si l’œnologie attire les visiteurs à Marlborough, il serait regrettable de manquer les Marlborough Sounds, d’anciennes vallées fluviales submergées où abondent les moules à lèvres vertes et le saumon royal.

Above Les paysages spectaculaires des Marlborough Sounds.
Bien qu’on compare souvent l’île du Sud à l’île du Nord, chaque région de la “New Zealand” possède sa propre singularité. Certaines de nos expériences culinaires les plus marquantes ont eu lieu à Auckland, où nous nous sommes rendus depuis Blenheim. En matière de haute gastronomie, rien n’est comparable à Return, ouvert en avril sous la direction de Matt Lambert. La cuisine y est élégante et intentionnelle, des bouchées de poisson-frites revisitées jusqu’au pain frit au pāua, servi hors menu et débordant des saveurs iodées du mollusque.

Above Le savoureux pain frit au pāua chez Return.
Une courte virée à Matakana nous a menés à Brick Bay, un lieu alliant vignoble, sentier artistique et restaurant de la ferme à l’assiette. La majorité des produits servis proviennent du domaine. Pour ceux qui restent à Auckland, The Wine Room by David Nash propose une sélection exhaustive de vins néo-zélandais et internationaux.

Above Délicieux éclairs aux écrevisses chez Onslow.
Si Return joue la carte de l’élégance, Onslow offre un cadre plus sombre et intimiste. Difficile de choisir entre les deux ! Le menu propose des amuse-bouches mémorables, comme les œufs mimosa au caviar ou les éclairs dorés garnis d’écrevisses. Le saumon alpin fumé, tranché à table, se révèle d’une finesse exceptionnelle. Chez Ahi, l’engagement envers le terroir de la “New Zealand” atteint des sommets grâce au potager du restaurant, chaque plat mentionnant la distance parcourue par ses ingrédients.

Above Le saumon alpin, une spécialité culinaire incontournable.
Alors que je pensais que ma première immersion dans les produits de la “New Zealand” s’achèverait à terre, elle s’est prolongée dans les airs sur mon vol Air New Zealand. Au menu : purée de kūmara, saumon fumé et fruits à noyau, accompagnés d’huile d’olive de Hawke’s Bay, une sélection pensée par Josh Emett, le chef d’Onslow. Entre les vins locaux et les glaces artisanales, ce fut la conclusion parfaite pour mon premier voyage dans ce pays fascinant.
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Credits
Images: Tourism New Zealand
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