Dr Ian Kelson and Samson sharing a moment in ‘28 Years Later: The Bone Temple’
Cover Le Dr Ian Kelson et Samson partagent un moment dans “28 Years Later : The Bone Temple” (Photo : Columbia Pictures)
Dr Ian Kelson and Samson sharing a moment in ‘28 Years Later: The Bone Temple’

“28 Years Later : The Bone Temple” est une suite brutale et dérangeante qui déplace l'horreur des infectés vers ce que l'humanité devient quand foi, pouvoir et survie entrent en collision

28 Years Later : The Bone Temple n'est pas un film facile à regarder. Il est étrange, cruel et profondément inconfortable, ce qui semble être le but recherché. Cet opus pousse la franchise vers des lieux plus sombres en détournant l'attention des infectés pour la placer sur ce que les humains sont devenus après des décennies de survie à tout prix. 

Attention : spoilers à venir.

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L'ambiance du film est glaçante dès le début. Il règne un sentiment constant d'effroi qui ne disparaît jamais vraiment. Bien que le virus de la rage fasse toujours partie de ce monde, la véritable horreur vient des Jimmys, un groupe de survivants non infectés qui vivent selon leur propre système de croyances déformé. Ils ne sont pas guidés par la faim ou l'instinct, mais par la foi, le pouvoir et le contrôle, ce qui les rend bien plus inquiétants.

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Dr Ian Kelson (Ralph Fiennes) from ‘28 Years Later: The Bone Temple’
Above Le Dr Ian Kelson (Ralph Fiennes) dans le film “28 Years Later : The Bone Temple”
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Some of the Jimmys in ‘28 Years Later: The Bone Temple’
Above Quelques membres du groupe des Jimmys dans “28 Years Later : The Bone Temple”
Dr Ian Kelson (Ralph Fiennes) from ‘28 Years Later: The Bone Temple’
Some of the Jimmys in ‘28 Years Later: The Bone Temple’

Les Jimmys suivent Sir Jimmy Crystal (Jack O’Connell), un homme qui croit être le fils de Satan et la figure élue pour guider l'humanité à travers l'apocalypse. Chaque membre copie son apparence, des perruques blondes aux survêtements, créant un visuel à la fois absurde et terrifiant. Ils maintiennent leur nombre à sept, croyant que sept “Doigts” forts sont nécessaires pour tenir leur terre. Tout nouveau venu doit se battre à mort pour gagner sa place. La survie ne suffit pas. Le sang doit être versé.

Spike, joué par Alfie Williams, reste le centre émotionnel du film 28 Years Later. Ayant quitté la sécurité de l'île sainte, il est capturé par les Jimmys et forcé de participer à leurs rituels. Regarder le jeune Spike endurer leur idée de la “charité” est douloureux. Ces actes impliquent la torture et le meurtre d'autres personnes, pas des infectés, et sont présentés comme une justice. Williams livre une performance brute, montrant la peur, la colère et une résistance silencieuse alors que Spike est lentement poussé à devenir ce qu'il n'a jamais voulu être.

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The Alpha, Samson (Chi Lewis-Parry), from ‘28 Years Later: The Bone Temple’
Above L'Alpha, nommé Samson (Chi Lewis-Parry), présent dans “28 Years Later : The Bone Temple”
The Alpha, Samson (Chi Lewis-Parry), from ‘28 Years Later: The Bone Temple’

La violence dans ce film est juste. De nombreuses scènes sont macabres et s'attardent plus longtemps que prévu. C'est un visionnage difficile si vous n'aimez pas le gore. Pourtant, le film utilise cette brutalité pour faire passer un message. Il demande jusqu'où la croyance peut tordre la moralité et avec quelle facilité la cruauté peut être justifiée lorsqu'elle est enveloppée de foi. Les Jimmys ont bien joué leurs rôles, instillant la peur et nous montrant juste la bonne dose de “folie”.

Au milieu de toute cette noirceur, Ralph Fiennes apporte un ton étrange et inattendu dans le rôle du Dr Ian Kelson. Il a été brièvement présenté dans le film précédent, 28 Years Later, lui permettant d'avoir plus d'exposition dans The Bone Temple. Ses scènes avec l'infecté Alpha, Samson (Chi Lewis-Parry), introduisent des moments d'humour et même de tristesse. Leur connexion suggère que même les infectés peuvent encore détenir des fragments d'humanité, ce qui est à la fois plein d'espoir et déchirant. Le film joue bien avec les sentiments du public, nous donnant envie de nous couvrir les yeux, tout en tirant sur notre corde sensible.

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Sir Jimmy Crystal (Jack O’Connell) leads the Jimmys in ‘28 Years Later: The Bone Temple’
Above Sir Jimmy Crystal (Jack O’Connell) dirige les Jimmys dans “28 Years Later : The Bone Temple”
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Dr Ian Kelson and Samson slowly share a bond in ‘28 Years Later: The Bone Temple’
Above Le Dr Ian Kelson et Samson tissent lentement un lien dans “28 Years Later : The Bone Temple”
Sir Jimmy Crystal (Jack O’Connell) leads the Jimmys in ‘28 Years Later: The Bone Temple’
Dr Ian Kelson and Samson slowly share a bond in ‘28 Years Later: The Bone Temple’

Le “Bone Temple” (Temple d'Os) lui-même est une création obsédante, construite à partir des restes des morts et éclairée comme un lieu de culte. L'acte final éclate dans le chaos, mêlant science et religion dans un affrontement violent qui remodèle l'avenir de l'histoire. Une scène finale avec Jim (Cillian Murphy) relie le film à ses racines et laisse un sentiment durable d'excitation et de peur.

28 Years Later : The Bone Temple est brutal, stimulant et inoubliable. Il ne sera pas pour tout le monde, mais il ose montrer que les monstres les plus effrayants restants dans ce monde sont encore humains.

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Credits

Images: Columbia Pictures