Alors que “Carlyle and Co” fête son cinquième anniversaire avec le lancement du Town Club à Central, ses membres dévoilent les liens et rituels qui font de ce club leur véritable maison.

En 2021, Sonia Cheng inaugurait un club privé perché au-dessus du Rosewood Hong Kong, posant une question simple : que se passerait-il si un club de membres était construit autour de la personnalité plutôt que de l’ascendance ? Cette année, “Carlyle and Co” célèbre son cinquième anniversaire et étend sa vision avec le renommage de son adresse originale de Tsim Sha Tsui en “Harbour Club”, ainsi que l’ouverture d’une seconde adresse, le “Town Club”, au cœur de Central.

Si vous demandez aux membres ce que “Carlyle and Co” représente pour eux, ils vous diront que les étapes franchies comptent moins que les rencontres. Quatre d’entre eux—Brian Sze, Edwin Pun, Derek Wong et Amanda Cheung—confient à Tatler ce qui les pousse à revenir sans cesse au sein de “Carlyle and Co”.

Pour Brian Sze, vice-président senior chez Checkout.com, le sentiment d’appartenance a précédé l’ouverture officielle. “En janvier 2020, Sonia a organisé le premier dîner pour le comité d’adhésion, alors que le lieu était encore en travaux”, se souvient-il. “Je me revois dans cette salle, observant les convives, et c’était la première fois depuis longtemps que je profitais autant d’une soirée en faisant de nouvelles rencontres.” C’est là que Sze a lié connaissance avec le membre Calvin Zhang autour d’une passion commune pour les montres. “Ce genre de moment est rare”, précise-t-il, “mais quand il survient, il est précieux.”

Ce que Sonia Cheng a bâti en 2021 a su évoluer tout en conservant son essence. “Carlyle and Co” reste discret sur l’identité exacte de ses membres, préférant laisser sa communauté s’exprimer par la qualité de ses échanges plutôt que par une liste de noms prestigieux. Un mystère qui ne fait qu’attiser la curiosité autour de ce lieu unique.

Edwin Pun, directeur chez Keystone Group, a trouvé son point d’entrée au Café Carlyle, l’antenne hongkongaise de la légendaire salle de jazz new-yorkaise. “Pénétrer dans cette pièce aux rideaux de velours rouge, avec la musique qui résonne et le brouhaha des conversations, c’est un peu comme retrouver New York à Hong Kong”, confie-t-il. Ce qui le rend fidèle, cependant, est plus subtil : une équipe qui “vous accueille par votre nom” et “se souvient de vos préférences” ; une attention rare à notre époque, surtout dans un club de l’envergure de “Carlyle and Co”.

Le neurochirurgien Derek Wong décrit le club en termes simples : “C’est une échappatoire”, dit-il, “un espace privé et relaxant au centre de la ville, rempli de visages familiers.” Ces visages incluent les associés du club qui veillent à ce que chaque visite soit exceptionnelle. Lorsqu’on lui demande un moment emblématique chez “Carlyle and Co”, il n’hésite pas : le dernier rappel lors d’un concert au Café Carlyle, quand la salle se lève pour former une chenille humaine au milieu de la chanson. “L’illustration parfaite de cette communauté que l’on ne trouve nulle part ailleurs.”

Ces moments spontanés découlent d’un modèle d’adhésion fondé délibérément sur la chimie humaine plutôt que sur le CV. Les candidatures sont examinées par un comité, les recommandations sont requises et l’aménagement du club est pensé pour placer des entrepreneurs aux côtés de chirurgiens ou de galeristes, laissant la conversation suivre son cours. C’est aussi une formule que le club compte généraliser : deux adresses, une seule adhésion et un calendrier de conférences, dégustations et événements conçus pour animer les deux sites de “Carlyle and Co”.

Amanda Cheung, co-fondatrice de Gokan et directrice de la marque et du patrimoine de Garden Company, souligne le talent de “Carlyle and Co” pour transformer le personnel en monumental. Lorsque la boulangerie Garden a fêté son centenaire, le club l’a autorisée à rebaptiser son espace privé “Grandpa G’s Apartment” pour la soirée, élaborant le menu des canapés autour des produits de l’enseigne. “C’était touchant et mémorable”, se souvient-elle—une expérience typique d’un lieu qui place la barre très haut en matière d’attention aux détails.

Cet instinct pour une hospitalité axée sur le design est, selon le club, une priorité. Jonathan Frolich, vice-président mondial de “Carlyle and Co”, fort de vingt ans d’expérience chez Hyatt et Andaz, considère que diriger ce club relève du design d’expérience : garantir que “chaque action pour nos membres possède une stratégie et une finalité profondes”. C’est cette philosophie qui s’étend désormais sur deux adresses : le Harbour Club poursuivant l’esprit aérien et jazzy des étages du Rosewood, et le Town Club apportant une énergie plus compacte, tournée vers Central.

Les espaces physiques créés par “Carlyle and Co” ont peut-être évolué en cinq ans, mais les instincts de ceux qui les fréquentent—curiosité, chaleur humaine et envie authentique de nouvelles rencontres—demeurent inchangés.

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Tara Sobti
Directeur de contenu et responsable VIP, Tatler Hong Kong
Tatler Asia

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