Cover Le retour de Roganic dévoile un restaurant plus calme et chaleureux, accompagné d'une cuisine toujours aussi lucide

Un regard réfléchi sur les nouveaux restaurants et bars qui ont rapidement prouvé leur valeur et leur longévité

Chaque année apporte son lot d'ouvertures de restaurants, mais rares sont ceux qui vous viennent à l'esprit un mardi soir lorsque vous êtes affamé, fatigué ou simplement en quête d'une expérience émotionnelle. Ce qui distingue ces ouvertures, c'est la facilité avec laquelle elles ont intégré mes routines, mes envies et mon calendrier.

Au début de l'année, Roganic a fait son retour, et j'étais sincèrement ravi de les accueillir à nouveau. Entrer dans ce nouvel espace, c'est comme pénétrer dans un cocon de bois : calme, chaleureux, aux contours adoucis. La cuisine est plus lucide que jamais, fraîche et lumineuse à la manière inimitable de Roganic, mais avec quelques interprétations réconfortantes de leurs signatures qui font l'effet de retrouvailles avec un vieil ami. L'accord sans alcool reste l'un des plus réfléchis de tout restaurant de la ville, tout aussi soigné que la carte des vins. 

Tatler Asia
Above Des assiettes lumineuses et l'un des accords sans alcool les plus soignés de la ville

Le nouvel import de Tokyo, Torikaze, répond à une envie très précise de yakitori authentique. Le genre d'endroit où le charbon de bois apporte de la profondeur, où l'assaisonnement est instinctif et où le rythme ressemble à une conversation. Yoshiteru Ikegawa apporte exactement cela au 44ème étage du Forty-Five à Central. Rien n'est forcé ni sur-embelli. C'est le genre de lieu que l'on visite non pas pour être surpris, mais pour être rassuré. Et parfois, c'est tout ce qui compte.

Tatler Asia
Above Des yakitoris au charbon de bois par Yoshiteru Ikegawa, servis avec une confiance tranquille au 44ème étage du Forty-Five

Jean-Pierre, en revanche, est le romantisme déguisé en bistrot. C'est un restaurant essentiel pour les rendez-vous galants. Non pas parce qu'il essaie d'être séduisant, mais parce qu'une touche de fantaisie bien placée suffit amplement à vous conquérir. Des gnocchis à la parisienne pliés dans une riche crème aux morilles aux profiteroles remplies de glace vanille, nappées généreusement de chocolat noir à table. Ajoutez à cela un Martini Cornichon et la soirée commence à prendre une tournure très satisfaisante—tout comme vous.

Tatler Asia
Above Des frites dorées et un martini cornichon : le genre de rendez-vous qui se passe d'explications
Tatler Asia
Above Des profiteroles remplies de glace à la vanille, nappées généreusement de chocolat noir à table

Twist Pasta Bar satisfait une toute autre envie : celle de pâtes qui se suffisent à elles-mêmes tout en parlant à ceux qui aiment Hong Kong. L'équipe y parvient sans gestes de fusion maladroits : œufs de crevettes, moelle osseuse, rouleaux aux œufs et douhua (tofu soyeux) sont intégrés avec une telle aisance que l'on remarque à peine l'ingéniosité, seulement le réconfort. Ce restaurant est ludique, mais ancré dans la réalité, et n'essaie jamais de surpasser les pâtes.

Tatler Asia
By David Thomas Holmberg
Above Des pâtes réalisées dans les règles de l'art, avec juste assez d'accent local pour se sentir chez soi
Tatler Asia
Above Une salle détendue où les pâtes mènent la danse et où tout le reste trouve sa place
By David Thomas Holmberg

Sur Gough Street, Mius est rapidement devenu le bar que je recommande quand quelqu'un demande : “Où se retrouver sans trop de prétention ?” Shelley Tai a répondu à cette question avec une salle magnifiquement conçue sans être gênée, des cocktails classiques modernes et une cuisine qui se situe parfaitement entre l'encas et le souper. C'est un bar avec de la personnalité, pas de l'attitude.

Tatler Asia
Above Des cocktails classiques modernes et une cuisine qui se situe parfaitement entre l'encas et le souper

Et puis il y a Bakehouse au Peak qui, contre toute attente, m'a donné une raison de faire de la randonnée. Je ne prétendrai pas que c'est un comportement typique, mais la récompense est évidente dès que l'on atteint le comptoir. Un chausson au char siu et un danish au mala et à l'oignon de printemps sont des arguments décisifs pour l'altitude, et confirment que cette boulangerie sait exactement comment la ville, et moi-même, aimons manger.

Tatler Asia
Above Le chausson au char siu est feuilleté, savoureux et constitue une raison suffisante pour faire l'ascension
Tatler Asia
Above Un danish au mala et à l'oignon de printemps qui penche vers l'épicé, le savoureux et l'asiatique