La chef exécutive dévoile le nouveau chapitre de Maison Libanaise
À Hong Kong, la gastronomie est souvent synonyme de moments conviviaux, d’occasions spéciales ou de souvenirs impérissables. Si l’assiette est la vedette, ce sont le cadre et l’atmosphère qui la subliment véritablement. Au sein de Maison Libanaise, la chef exécutive Teya Mikhael a imaginé un véritable sanctuaire. Ici, le temps ralentit, les après-midis s’étirent et les soirées se prolongent autour de plats à partager, de bouteilles généreuses et de conversations animées, incarnant parfaitement l’hospitalité libanaise.
Après quatre mois de rénovation, le restaurant a rouvert ses portes avec une esthétique rafraîchie et une vision culinaire enrichie, fidèle à cette philosophie. Inspirée par un voyage au pays, Teya Mikhael transpose à Hong Kong l’esprit vibrant et accueillant du quartier d’Achrafieh, à Beyrouth.
Nous avons rencontré la chef pour discuter de son parcours, de sa vision pour Maison Libanaise et de ce que les convives peuvent attendre de ce renouveau.
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Above Plats savoureux servis chez Maison Libanaise
Qu’est-ce qui a motivé la décision de donner une nouvelle identité à Maison Libanaise ?
Nous souhaitions proposer à nos clients une autre expression de l’hospitalité libanaise. Ce nouveau chapitre de Maison Libanaise s’inspire des rues arborées d’Achrafieh. Nous voulions créer une expérience qui évoque l’idée de franchir le seuil d’une authentique maison libanaise, un lieu où l’on ressent cette chaleur, cette générosité et cette convivialité qui sont depuis toujours au cœur de notre culture.
Au Liban, la cuisine ne se résume pas à ce qui se trouve dans l’assiette : il s’agit avant tout de rassembler les gens, de partager des mets et de créer des moments qui se prolongent tard dans la soirée, avec cette certitude qu’il y a toujours une place pour un convive de plus à table. C’est cette philosophie qui façonne l’expérience chez Maison Libanaise aujourd’hui.

Above La corbeille à pain inclut désormais le pain plat traditionnel saj
Vous avez effectué un périple au Liban et dans les régions avoisinantes pour préparer ce projet. Comment vos voyages ont-ils défini le nouveau programme culinaire ?
Ce voyage a été une étape déterminante. Bien que j’aie grandi là-bas, y retourner avec toute l’équipe m’a permis de renouer avec des lieux, des saveurs et des traditions familières. Nous avons passé du temps à visiter des restaurants locaux, des vignobles et à échanger avec des cuisiniers amateurs et des chefs.
Certaines de ces découvertes ont directement intégré la carte du restaurant. Une tradition que nous étions déterminés à ramener est le pain saj fait main [un pain plat fin sans levain], un incontournable de la vie quotidienne libanaise. C’est un savoir-faire que les grands-mères transmettent pour accueillir leurs proches. N’ayant jamais appris cette technique lors de mes précédentes expériences en cuisine, j’ai pris des cours de préparation de saj durant ce voyage afin d’honorer cet artisanat comme il se doit. Le saj est le compagnon indispensable du repas, utilisé pour envelopper les viandes grillées, saucer les mezzés onctueux et savourer jusqu’à la dernière goutte de sauce.
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Above Les spécialités grillées figurent désormais au menu de Maison Libanaise
Quels sont les ajouts majeurs à la carte ?
Nos brochettes, cuites au feu de bois. Cela apporte une profondeur et un fumé typiques de Beyrouth. Vous trouverez également des pickles provenant directement du Liban, servis aux côtés de nos falafels et de nos grands plats à partager.
La sélection de boissons a été considérablement étoffée, incluant la plus grande carte de vins libanais de la ville ainsi que de l’arak traditionnel. Nous le servons comme il est dégusté à travers tout le Liban : d’abord l’alcool, puis l’eau et enfin la glace.
Y a-t-il un plat qui revêt une importance particulière pour vous ?
Le kibbeh nayyeh. Il s’agit de filet de bœuf cru finement haché à la main, assaisonné d’épices et d’huile d’olive, accompagné de pain chaud et de pickles. Il me rappelle ces longs après-midis détendus passés à table en famille, à partager des plats, des histoires et le plaisir d’être ensemble.

Above Le mezze et bar à vin au rez-de-chaussée de Maison Libanaise

Above La salle à manger au premier étage
Que souhaitez-vous que les convives ressentent en dînant dans le restaurant transformé ?
J’espère que nos clients se sentiront comme s’ils entraient chez moi et qu’ils quitteront Maison Libanaise en sachant qu’il y a toujours une place pour eux à notre table. La cuisine a toujours été ma façon de réunir ceux que j’aime et de partager le Liban que je connais le mieux. Je suis fière de préparer les plats avec lesquels j’ai grandi, et j’espère que nos invités les apprécieront autant que moi.

Above Teya Mikhael, chef exécutive de Maison Libanaise
Sur un plan personnel, que signifie ce nouveau chapitre pour vous en tant que chef ?
Cela a été l’occasion de renouer avec mes racines et de redécouvrir la cuisine qui a forgé mon identité. Ces cinq dernières années passées à Hong Kong m’ont énormément fait grandir, me poussant à raffiner ma technique, à approfondir ma compréhension des produits et à être plus intentionnelle dans mes créations. Retourner au Liban pour m’immerger à nouveau dans cette culture m’a rappelé pourquoi je suis tombée amoureuse de la cuisine.
Ce chapitre représente l’expression la plus complète de ce que je suis en tant que chef aujourd’hui. Il reflète mon héritage, tout ce que j’ai appris en chemin, et ma volonté de montrer que la cuisine libanaise ne se limite pas aux mets, mais englobe aussi cette culture de générosité, de connexion et d’hospitalité qui les entoure.





