De Zoë Kravitz à Sofia Carson, ces personnages à l'écran donnent vie à la garde-robe littéraire du poetcore
Les micro-tendances vont et viennent dans un paysage de la mode dominé par les réseaux sociaux, mais certaines esthétiques perdurent. Le **poetcore** en fait partie—un style supposé refléter une vie intellectuelle et artistique. L'esthétique se caractérise par des pulls doux drapés sur des jupes, des écharpes qui semblent avoir été portées pendant des années et des manteaux plus fonctionnels—certains diraient même ternes. Est-ce parfois performatif ? Sûrement. Mais d'un autre côté, cela peut aussi encourager le mode de vie intellectuel dont il découle. Le **poetcore** n'est pas une question de logos ou de pièces maîtresses, mais de superposition, de texture et du sentiment que chaque vêtement raconte une histoire. À l'écran, certains personnages de films et de séries incarnent cette approche tranquillement expressive, montrant comment le **poetcore** peut sembler à la fois réfléchi et sans effort de plusieurs manières différentes.
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La poète de la beat generation : Zoë Kravitz dans “High Fidelity”

Above Dans “High Fidelity”, Zoë Kravitz superpose mailles oversize et t-shirts vintage avec des jeans décontractés, apportant un poetcore sans effort dans la rue (Photo : Phillip Caruso/Hulu)
Dans l'adaptation de High Fidelity, la garde-robe de Zoë Kravitz se caractérise par des pièces décontractées inspirées de la musique, situées confortablement entre le streetwear et les basiques vintage. Ses looks incluent souvent des mailles superposées, des vestes oversize, des pantalons amples et des accessoires modestes, évoquant une sensibilité vécue qui s'aligne avec la préférence du **poetcore** pour des vêtements qui semblent personnels et texturés plutôt que strictement taillés ou purement tendance.
La romantique pragmatique : Saoirse Ronan dans “Les Filles du docteur March”

Above Jo March, incarnée par Saoirse Ronan, mélange jupes en laine, chemisiers en coton et bottines à lacets pour un look poetcore pratique et narratif (Photo : Les Filles du docteur March/IMDb)
Les costumes du film Les Filles du docteur March de Greta Gerwig ont été conçus par Jacqueline Durran et ancrés dans la mode victorienne, tout en étant remarqués pour leur logique expressive des personnages. Jo, jouée par Saoirse Ronan, porte des vêtements pratiques, presque utilitaires, incluant des jupes en laine, des robes en coton simples et une veste de style militaire qui reflète la vie intérieure et les actions du personnage. Bien qu'ancrée dans le design historique, l'ambiance résonne avec l'intérêt du **poetcore** pour les vêtements qui semblent narrativement tissés dans une vie.
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La victorienne mélancolique : Hailee Steinfeld dans “Dickinson”

Above Les manches bouffantes, les jupes superposées et les tons neutres doux de Hailee Steinfeld canalisent l'esthétique poetcore d'Emily Dickinson (Photo : Dickinson/IMDb)
La série Apple TV+ Dickinson joue avec les silhouettes du XIXe siècle et les sensibilités modernes, juxtaposant souvent des formes d'époque traditionnelles avec une attitude contemporaine. L'interprétation de Hailee Steinfeld met l'accent sur les manches volumineuses, les chemisiers à col haut et les textures superposées qui semblent émotives et expressives. La garde-robe de la série fait le pont entre personnage et costume, offrant des indices visuels qui reflètent le mélange de références littéraires et de formes portables du **poetcore**, sans adhérence stricte à l'exactitude historique.
L'artiste en temps de guerre : Sienna Miller dans “The Edge of Love”

Above Dans “The Edge of Love”, Sienna Miller porte des manteaux en laine, des pulls en cachemire et des jupes trapèze aux tons sourds, une version douillette du poetcore (Photo : The Edge of Love/IMDb)
Dans The Edge of Love, les costumes de Sienna Miller sont ancrés dans la mode des années 1940, avec une coupe épurée, des manteaux en laine, des pulls en tricot et des tons sourds qui reflètent l'austérité de la guerre. Les vêtements ont un poids et une texture naturels, transmettant un sens de l'environnement et des circonstances. Bien que ce ne soit pas du **poetcore** au sens littéral, la garde-robe du film partage une affinité avec l'appréciation de cette tendance pour les palettes de couleurs discrètes, les matériaux tactiles et les vêtements qui portent un contexte autant qu'une forme.
La minimaliste preppy : Sofia Carson dans “My Oxford Year”
Above Des mailles douces aux jupes superposées, ces personnages de cinéma et de télévision montrent comment le poetcore transforme une tenue discrète en un style remarquable (Photo : Chris Baker/Netflix)
My Oxford Year place Sofia Carson dans un cadre universitaire où sa garde-robe intègre des éléments classiques du style collégial tels que des blazers, des pièces superposées et des mailles douces. La présence occasionnelle d'un cartable ou d'une écharpe renforce un récit d'étude et d'exploration. De tels éléments correspondent clairement aux fondements du **poetcore**—l'esthétique littéraire, le jeu entre pièces patrimoniales et habillement moderne, et un sens général de vie réfléchie à travers les vêtements.
À travers ces exemples de films et de séries télévisées, il existe un fil conducteur : des vêtements qui suggèrent l'intériorité et le récit, privilégiant la texture et la nuance au spectacle. Le **poetcore** ne concerne pas tant des pièces spécifiques que la façon dont elles sont combinées et portées pour suggérer une vie informée par la littérature, la pensée et une présence tranquille.
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