Lorsque Joanne Ho est entrée en périménopause, elle a trouvé plus de confusion que de clarté. Aujourd’hui, l’entrepreneure mène une nouvelle conversation avec “Menopause Asia”, prouvant que la ménopause et la mi‑vie peuvent être un moment de force, non de déclin
Joanne Ho croque la vie à pleines dents. À 50 ans, cette entrepreneure chevronnée a dirigé de nombreuses entreprises florissantes, de la célèbre pâtisserie malaisienne spécialisée dans les cupcakes des années 2010, “Cupcake Chic”, à une activité florissante de cadeaux floraux en ligne. Mais sa dernière aventure est peut‑être son œuvre la plus aboutie.<\/p>
Cette année, elle a lancé “Menopause Asia”, la première plateforme numérique dédiée en Malaisie visant à aider les femmes à naviguer la périménopause et la ménopause.<\/p>
Nous savons ce que vous pensez. Ne décrochez pas, c’est important. On estime que la ménopause et la périménopause touchent plus de 450 millions de femmes dans le monde à tout moment.<\/p>
Les défis et changements de santé entourant cette étape naturelle de la vie varient énormément d’une femme à l’autre. Que vous soyez une jeune femme qui s’approche de la périménopause, ou une doyenne en pleine ascension professionnelle et avancée dans sa ménopause, le message central reste le même. Faut‑il avoir peur ? Absolument pas. Anxieuse ? Non. Préparée ? Oui – et c’est là que des plateformes comme “Menopause Asia” brillent vraiment.<\/p>

Above L’entrepreneure Joanne Ho a dirigé de nombreuses entreprises prospères, de la pâtisserie malaisienne “Cupcake Chic” spécialisée dans les cupcakes à une activité florissante de cadeaux floraux
“Pourquoi n’en parle‑t‑on pas davantage ?” demande Ho simplement. “Chaque femme y passe, nous devrions donc normaliser la conversation.” Pour Ho, cela commence à la maison – autour de la table avec ses fils – et s’étend aux discussions de groupe, aux amitiés et, désormais, à un écosystème numérique conçu pour que les femmes se sentent reconnues plutôt que mises de côté.<\/p>
Ayant grandi en Australie dans un foyer relativement ouvert, Ho a vu sa mère jongler entre le rôle de soutien de famille et celui d’aidante, reléguant silencieusement sa propre santé au second plan. “Elle a traversé des symptômes de ménopause très brutaux,” se souvient Ho, de la dépression aux troubles de la mémoire. “Et elle n’en a jamais parlé une seule fois.”<\/p>
À l’époque, la ménopause était quelque chose à endurer, pas à comprendre. “Nous pensions simplement que tout le monde y passe. Nous attendrons que cela passe.” Le coût, dit‑elle, a été élevé.<\/p>
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Lorsque Ho est elle‑même entrée en périménopause, elle a reconnu les signaux d’alarme. Son expérience de ménopause allait‑elle devenir le reflet de celle de sa mère ? Devait‑elle se refermer au lieu de s’ouvrir sur les difficultés silencieuses qu’elle affrontait ? Incroyablement, Ho a choisi une autre voie. “Je savais que je n’étais plus moi‑même,” se souvient‑elle.<\/p>
“Mais quand vous ne savez pas ce qui se passe, vous n’avez même pas l’élan de chercher de l’aide.” L’absence de communauté était flagrante. “Zéro communauté. Je ne trouvais rien.” Ce vide a été la graine de ce qui deviendrait “Menopause Asia”. ““Menopause Asia” est née parce que je n’avais aucune réponse à mes questions, et je me souviens avoir pensé que cela ne devrait pas être si difficile de trouver de l’aide,” ajoute‑t‑elle.<\/p>

Above Ho prend la parole lors de l’événement “Seen at Midlife” de “Menopause Asia” en octobre 2025
Lancée en 2025, la plateforme se positionne à la fois comme ressource et point de ralliement. “Nous sommes là pour rappeler aux femmes qu’elles sont visibles à la mi‑vie,” explique Ho. “Cela peut être votre plus belle saison.” Grâce à l’accès à des médecins, à l’éducation et à un programme de remise à niveau de cinq semaines axé sur la médecine du mode de vie – du sommeil et de la nutrition à la musculation et à la santé mentale – l’objectif est l’autonomisation.<\/p>
““Menopause Asia” offre un accès simple à des médecins et à des ressources éducatives pour que les femmes soient armées. Même si vous n’utilisez pas nos médecins, ce n’est pas grave,” dit‑elle. “Soyez simplement en position de poser les bonnes questions. Si vos problèmes de santé sont écartés ou minimisés – une situation encore trop fréquente pour beaucoup de femmes – alors allez ailleurs pour obtenir l’aide dont vous avez besoin.”<\/p>
Par exemple, un épisode inexpliqué de trismus – plus tard attribué à un faible taux d’œstrogènes – a conduit Ho à consulter des dentistes et des chiropracteurs avant que la véritable cause n’émerge. Une fois qu’elle a compris ce que son corps signalait, le problème s’est résolu. “Ce n’est pas comme si mon dentiste ou mon chiropracteur posait des questions telles que ‘Quel âge avez‑vous ?’ ou ‘Quand avez‑vous eu vos dernières règles ?’ pour faire le lien avec un symptôme de périménopause. En tant que femme, il faut être à l’écoute de son corps et se poser ces questions,” réfléchit‑elle.<\/p>
Ce sens de l’initiative est particulièrement vital en Asie, où la stigmatisation persiste autour des conversations sur la santé des femmes. Ho raconte qu’au début de son mariage, on lui a dit de ne pas laver les vêtements menstruels avec le linge familial parce qu’ils étaient “sales”. “Cela m’a vraiment choquée,” dit‑elle. “Cette stigmatisation est encore très présente.”<\/p>
For each woman who finds her voice and feels like herself again–that’s success. - Joanne Ho

Above Ho estime que la ménopause peut être une puissante réinvention, et non un déclin
Pourtant, Ho reste optimiste. Elle estime que la ménopause peut être une puissante réinvention, non un crépuscule. “Nous ne sommes pas dépassées,” insiste‑t‑elle. “Nous avons tant à apporter.” Pour les plus jeunes, son message est encore plus clair : “N’en ayez pas peur. Si vous êtes armée par l’éducation, vous pouvez réellement attendre cette saison avec impatience.”<\/p>
C’est peut‑être là la révolution discrète de “Menopause Asia” : requalifier la mi‑vie non pas comme un déclin, mais comme une forme d’accomplissement. Comme le dit Ho, “Pour chaque femme qui retrouve sa voix, qui se remet sur la bonne voie et qui se sent à nouveau elle‑même – c’est cela, pour moi, la réussite.”<\/p>




