Après plus de vingt ans de réinvention constante — de l’alpinisme au conseil en management, en passant par le lancement d’une marque de soins inspirée par ses cicatrices d’engelures — Jane Lee démontre qu’une carrière réussie ne suit pas toujours une ligne droite grâce à son parcours unique de “Jane Lee”.
“Nous sommes tous capables d’accomplir quelque chose d’extraordinaire.” C’est le message que Jane Lee souhaite transmettre aux lecteurs de son livre, Small Steps to Big Summits: Persistence and Imperfection in Mountains and Boardrooms.
Aujourd’hui, Jane Lee occupe un poste de leader en innovation chez Cargill, géant mondial de l’agroalimentaire. Mais son CV se lit comme une succession de vies : alpiniste professionnelle, consultante chez McKinsey, auteure, et désormais fondatrice d’une marque de soins pour femmes actives. Ce qu’elle appelle sa “carrière en portefeuille” a débuté sur le plus haut sommet du monde, faisant de Jane Lee une figure incontournable de la résilience.
Une ambition hors du commun pour Jane Lee
En 2004, Jane Lee et Sim Yi Hui, étudiantes à l’Université nationale de Singapour, décident de former la première équipe d’alpinisme exclusivement féminine de Singapour avec pour objectif l’Everest. Une ambition improbable pour des citadines vivant dans une cité-État tropicale où le point culminant ne dépasse pas 164 mètres. Malgré le scepticisme ambiant, Jane Lee a persévéré. Après des années d’entraînement intensif et de recherches de financement, l’équipe a dû faire preuve de créativité, invitant le public à parrainer chaque mètre de l’ascension.

Above Jane Lee a co-fondé la première équipe féminine d’alpinisme de Singapour pour atteindre l’Everest (Image : avec l’aimable autorisation de Jane Lee).

Above Jane Lee escaladant l’Ama Dablam au Népal, avec le sommet en ligne de mire (Image : avec l’aimable autorisation de Jane Lee).
Cinq ans plus tard, l’équipe composée de six femmes s’est envolée pour le Népal. Malgré l’abandon forcé de sa co-équipière, cinq membres ont marqué l’histoire. Parmi elles, Jane Lee, alors âgée de 25 ans, est devenue l’une des premières Singapouriennes à atteindre le sommet de l’Everest.
Au-delà de l’Everest avec Jane Lee

Above Jane Lee sur le Denali en Alaska, l’un des Sept Sommets gravis par cette exploratrice (Image : avec l’aimable autorisation de Jane Lee).
Elle ne s’est pas arrêtée là. Jane Lee a complété les Sept Sommets, devenant la première femme d’Asie du Sud-Est à réussir cet exploit. En 2013, elle a traversé 560 km à ski au Groenland, une expédition mémorable marquée par une absence totale de douche pendant 26 jours.
Above En 2013, Jane Lee a traversé le Groenland à ski sur une distance de 560 km (Image : avec l’aimable autorisation de Jane Lee).
Au sommet de sa carrière d’aventurière, Jane Lee a choisi de changer de cap. Inspirée par l’autobiographie de Richard Branson, elle a intégré Yale pour un MBA. “J’avais suffisamment grimpé pour comprendre ce que représentait ce succès, et il était temps d’explorer autre chose”, confie-t-elle.
Un nouveau défi pour Jane Lee
Cette nouvelle étape a duré huit ans chez McKinsey, avant qu’elle ne rejoigne une start-up de technologie alimentaire, puis Cargill. Jane Lee réfute l’idée selon laquelle changer de domaine témoigne d’un manque de concentration. Au contraire, elle estime que nous sous-estimons notre capacité à jongler avec différentes passions.

Above Jane Lee travaille aujourd’hui en tant que leader en innovation chez Cargill (Image : avec l’aimable autorisation de Jane Lee).
Jane Lee reste humble quant au rôle de la chance et de l’équipe dans ses accomplissements. Pour elle, le moment de partir est venu dès lors qu’elle n’éprouve plus cette pointe d’incertitude ou de peur, signe qu’elle a épuisé le potentiel d’apprentissage de son rôle actuel.
Le pouvoir de la réinvention pour Jane Lee

Above En 2026, Jane Lee a fondé Stoke, une marque de soins conçue pour les femmes actives comme elle (Image : avec l’aimable autorisation de Jane Lee).
Jane Lee a récemment lancé Stoke, une marque de soins née d’une blessure subie lors de son ascension de l’Everest. Privée de protection faciale à 8 600 mètres, sa peau a souffert d’engelures sévères. Ce qui était un besoin personnel est devenu une entreprise après qu’elle a constaté que de nombreuses sportives partageaient les mêmes besoins de protection cutanée en conditions extrêmes.
De la blessure à l’entrepreneuriat pour Jane Lee

Above Les deux premiers produits de Stoke sont un sérum et un hydratant haute performance (Image : avec l’aimable autorisation de Jane Lee).
Après deux ans de recherche, Jane Lee a développé des formules respectueuses du microbiome cutané. Aujourd’hui, concilier la gestion de Stoke et son rôle chez Cargill demande une discipline stricte. “L’extraordinaire commence par un début”, déclare-t-elle, rappelant qu’il n’est pas nécessaire d’être un expert dès le premier jour pour réussir ses projets.
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