Le nouveau chef-d'œuvre de Pixar, “Hoppers”, est enfin en salles ! À travers les yeux d'un castor, redécouvrez comment la nature fait face au développement moderne de l'humanité.
Pixar a toujours été réputé pour son imagination débordante, invitant les spectateurs à redécouvrir le monde sous un angle inattendu. Le film “Hoppers”, récemment sorti en salles, entremêle humour et tendresse pour nous convier à repenser la relation entre l'homme et la nature. Dans cette aventure, des scientifiques ont inventé une technologie permettant de connecter la conscience humaine à des animaux mécaniques. La jeune Mabel transfère ainsi son esprit dans un castor robotique pour s'infiltrer au sein de la communauté animale. Après avoir fait la connaissance du chef des castors, autoproclamé “Roi George”, et s'être liée d'amitié avec d'autres animaux, elle prend peu à peu conscience de leurs difficultés. Ensemble, ils finissent par s'unir pour déjouer le complot d'un promoteur immobilier visant à détruire les zones humides.
Se démarquant du style de “Zootopie 2”, “Hoppers” s'attache davantage à illustrer le lien entre la société humaine moderne et le monde naturel. Au-delà du simple plaidoyer écologique, ce récit plein de fantaisie, qui fait à la fois rire et pleurer, nous pousse à réfléchir sur notre propre rapport à l'environnement : si l'homme est capable de chasser les animaux à grand renfort de nuisances sonores pour étendre ses villes, il a aussi, plus que jamais, un besoin viscéral de puiser apaisement et guérison au cœur de la nature.

Above Le film “Hoppers” dépeint un monde animal gouverné par un conseil composé du Roi des mammifères (George le castor), du Roi des oiseaux, du Roi des amphibiens, de la Reine des poissons, de la Reine des reptiles et de la Reine des insectes (Image : Pixar)
Alors, comment concilier les commodités de la vie moderne avec la préservation de la nature dont nous dépendons ? Jusqu'à son dénouement, le film ne livre aucune réponse toute faite, laissant plutôt la question ouverte à chaque spectateur. Voici un aperçu des anecdotes et faits fascinants sur la faune et la flore présentés dans “Hoppers”, pour nous aider à mieux comprendre le monde magnifique dans lequel nous vivons !

Above Mabel, l'héroïne intrépide du film “Hoppers”, est une étudiante universitaire rebelle passionnée par les animaux (Image : Pixar)
Les castors sont des ingénieurs nés de la nature
En tant que protagoniste principal de “Hoppers”, le castor joue un rôle fondamental dans la revitalisation des zones humides. Ces animaux construisent des barrages dans les rivières ou les ruisseaux à l'aide de branches, d'herbes et de boue, formant ainsi des étangs où ils établissent leurs huttes. En tant qu'ingénieurs innés de la nature, les castors façonnent des zones humides qui offrent un habitat idéal à de nombreuses autres espèces, ce qui en fait une espèce clé au sein de notre écosystème.
L'importance cruciale des castors dans la nature est également mise en évidence dans le film “Zootopie 2” sorti récemment. Nibbles, un podcasteur qui connaît sur le bout des doigts l'écosystème des zones humides habité par les reptiles, est justement un castor. Son caractère plein d'humour, amical et accessible rappelle fortement celui du Roi George dans “Hoppers”. La nature confiante, travailleuse, persévérante et profondément attachée à la communauté du Roi George reflète d'ailleurs avec justesse les véritables traits de caractère de cette fascinante espèce animale.
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Above “Hoppers” illustre brillamment la nature loyale, travailleuse et fondamentalement grégaire des castors (Image : Pixar)
Les animaux ont-ils une ouïe supérieure ?
Dans “Hoppers”, le Roi George explique à Mabel que les animaux refusent de retourner dans leurs anciennes zones humides car l'endroit est devenu “beaucoup trop bruyant”, ce qui a provoqué leur exode massif. Les animaux lui confient qu'ils entendent en permanence un bruit aigu insupportable (semblable à un acouphène), un son que Mabel elle-même est totalement incapable de percevoir. Elle en déduit qu'il pourrait s'agir d'une fréquence sonore spécifique, uniquement perceptible par les animaux. Après avoir mené l'enquête, elle découvre que ce bruit assourdissant provient d'un arbre métallique dissimulant un dispositif acoustique — un stratagème machiavélique orchestré par le maire pour chasser les animaux de leur territoire.
De nombreux animaux ont évolué pour développer une capacité à percevoir des fréquences sonores bien au-delà du spectre auditif humain. Selon les recherches scientifiques actuelles, la plage d'audition de l'homme se situe généralement entre 20 et 20 000 hertz, tandis que celle des différentes espèces animales présente des variations remarquables et souvent bien supérieures.

Above Découvrez la diversité fascinante des animaux attachants dans l'univers de “Hoppers” (Image : Pixar)
Le puissant pouvoir de guérison de la nature
Au-delà de son immersion captivante dans le monde animal, “Hoppers” dépeint avec une grande profondeur le puissant pouvoir de guérison inhérent à la nature. Dès la scène d'ouverture du film, on découvre la jeune Mabel envoyée chez sa grand-mère après avoir fait des siennes à l'école. D'abord maussade, elle se laisse guider vers les zones humides par son aïeule. Il lui suffit alors d'écouter le doux bruissement du vent dans les feuilles et d'observer les ondulations créées par les castors nageant dans l'étang pour que son cœur s'apaise instantanément. Cet effet thérapeutique unique de la nature est d'ailleurs largement corroboré par des études scientifiques.
Lorsqu'on évoque les bienfaits de la nature, beaucoup ont probablement déjà entendu parler de la règle des 20 minutes au parc. Une étude publiée en 2019 dans la revue Frontiers in Psychology démontre que passer 20 minutes par jour assis dans un parc, même sans y pratiquer la moindre activité physique, permet d'améliorer de façon significative l'humeur et l'état de santé général. Kathy Willis, professeure de biodiversité à l'Université d'Oxford, a souligné dans un article de la BBC que l'immersion dans un environnement naturel déclenche des réactions physiologiques immédiates : “On observe par exemple une baisse de la pression artérielle, une amélioration de la variabilité de la fréquence cardiaque et un ralentissement du pouls, des signes qui indiquent que le corps entre dans un état de calme et de relaxation.” Elle précise en outre que le temps passé en plein air permet de réguler le système endocrinien, évitant ainsi les pics brutaux de cortisol et d'adrénaline lors des situations de stress.

Above Le chef-d'œuvre “Hoppers” révèle toute la richesse de l'imagination de Pixar concernant le règne animal (Image : Pixar)
Les lézards se disent-ils vraiment bonjour ?
Dans “Hoppers”, le lézard Tom, conçu à l'origine comme un simple personnage secondaire, est devenu une véritable star des mèmes sur Internet. Il a fait sa toute première apparition dans le court teaser caché à la fin du film Elio, où il a connu un succès viral en tapant de manière absurde et frénétique l'émoji “Lizard! Lizard! Lizard!” sur son téléphone. Ses grands yeux écartés, associés à cette situation rocambolesque, ont immédiatement trouvé un écho auprès des utilisateurs des réseaux sociaux, devenant pour beaucoup le symbole humoristique parfait de la fatigue et de la surcharge mentale.
Lors d'une interview accordée à Entertainment Weekly, le réalisateur Daniel Chong a révélé que le design initial de Tom était beaucoup plus proche de celui d'un véritable lézard, avec un museau plus pointu et des membres plus longs. Toutefois, l'équipe d'animation a finalement opté pour une apparence plus ronde, caricaturale et expressive afin de décupler son potentiel comique. Bien que les lézards dans la vraie vie ne communiquent pas avec le monde extérieur en se “disant bonjour”, le personnage de Tom le lézard conserve tout de même des traits fidèles à son espèce : certains lézards, comme les caméléons, ont la fascinante capacité de faire pivoter leurs yeux indépendamment l'un de l'autre, ce qui leur permet de scruter les environs simultanément sans même avoir à bouger la tête. De nombreux lézards utilisent également leur langue pour capter les substances chimiques présentes dans l'air, avant de les transmettre à l'organe voméronasal situé sur le palais, afin de les analyser. Cette technique leur permet de traquer leurs proies ou de repérer d'éventuelles menaces. Cela ne vous rappelle-t-il pas Bruni, le petit esprit du feu de La Reine des neiges 2, qui adore attraper les flocons de neige avec sa langue ? Son design est d'ailleurs inspiré de la salamandre tachetée, un amphibien dont l'apparence et les sens s'apparentent fortement à ceux du lézard.

Above Tom le lézard, personnage culte de “Hoppers”, s'est transformé en un véritable phénomène viral sur les réseaux sociaux (Image : Pixar)
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