RM has spent years moving quietly through galleries, building a collection shaped by attention rather than noise. His SFMOMA curation brings that process into view, tracing how certain works, artists and ideas have come to define the RM art collection (Photo: Han Myung-Gu/WireImage)
Cover RM a passé des années à parcourir discrètement les galeries, construisant une sélection façonnée par l'attention plutôt que par le bruit. Sa curation au SFMOMA met ce processus en lumière, retraçant comment certaines œuvres, artistes et idées en sont venus à définir la collection d'art de RM (Photo : Han Myung-Gu/WireImage)
RM has spent years moving quietly through galleries, building a collection shaped by attention rather than noise. His SFMOMA curation brings that process into view, tracing how certain works, artists and ideas have come to define the RM art collection (Photo: Han Myung-Gu/WireImage)

Curieux de découvrir le contenu de la collection d'art de RM ? Sa sélection au SFMOMA révèle une approche claire et réfléchie de l'art moderne et abstrait.

Lorsque Kim Nam-joon de BTS a été annoncé comme curateur invité pour le San Francisco Museum of Modern Art, la réaction a dépassé les habituels croisements entre célébrités et monde de l'art. Depuis des années, les habitudes de collectionneur de RM sont documentées à travers ses visites d'expositions, ses achats de catalogues et les œuvres parfois aperçues dans son studio et ses espaces de vie. Le projet du SFMOMA apporte une vision plus structurée.

L'exposition, intitulée RM x SFMOMA, ouvrira ses portes le 3 octobre 2026 et se tiendra jusqu'au 7 février 2027, marquant la première fois que sa collection sera présentée à l'échelle d'un musée. Le moment est important. Il officialise des années de visibilité informelle dans un cadre curatorial précis, où la collection d'art de RM peut être lue non pas comme des fragments, mais comme un corpus d'œuvres cohérent façonné par une observation soutenue.

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Un accent sur le modernisme coréen

Une ligne directrice constante dans la collection d'art de RM est son attention portée à l'abstraction coréenne moderne et d'après-guerre. Les œuvres associées au Dansaekhwa sont apparues à plusieurs reprises dans les rapports sur ses acquisitions et ses visites.

Des artistes tels que Park Seo-bo et Yun Hyong-keun sont au cœur de ce contexte. Leurs pratiques mettent l'accent sur la répétition, la retenue et le processus matériel. La série “Ecriture” de Park, par exemple, repose sur l'acte physique du marquage, tandis que les compositions de Yun utilisent des pigments superposés pour créer du poids et de la profondeur. La présence de cet héritage au sein de la collection d'art de RM suggère une préférence pour des œuvres dont le sens se développe sur la durée plutôt que par un impact visuel immédiat.

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Langage sculptural et clarté matérielle

La collection d'art de RM s'oriente également vers une sculpture qui met en avant la structure et l'équilibre. L'un des artistes les plus fréquemment cités en relation avec ses acquisitions est Roni Horn, dont les œuvres en verre explorent la perception par de subtils changements de couleur et de lumière. Ces pièces paraissent souvent minimales au premier abord, mais se transforment à mesure que le spectateur se déplace autour d'elles. Cet intérêt s'aligne sur les approches sculpturales que l'on retrouve dans les collections de musées tels que le SFMOMA, où la présence matérielle a autant de poids que le concept.

Photographie et observation

La photographie occupe une position plus discrète mais tout aussi définie dans la collection d'art de RM. Les œuvres de Hiroshi Sugimoto ont été associées à ses choix de collectionneur, en particulier les images traitant du temps, de l'immobilité et des lignes d'horizon. Les paysages marins à longue exposition de Sugimoto réduisent les paysages à des bandes de teintes, aplatissant la perspective tout en prolongeant la durée.

L'abstraction internationale en contexte

La curation au SFMOMA souligne également la façon dont la collection s'inscrit dans un cadre international plus vaste. Les références à des artistes comme Agnes Martin indiquent une affinité pour les grilles, la répétition et les variations subtiles. L'œuvre de Martin, connue pour ses lignes ténues et ses compositions mesurées, opère sur un registre similaire à la peinture Dansaekhwa, bien qu'elle se soit développée indépendamment. La juxtaposition de ces pratiques au sein d'une institution clarifie la manière dont la collection d'art de RM relie le modernisme coréen aux histoires plus larges de l'abstraction, sans forcer d'équivalence directe.

Architecture, espace et exposition

Une autre dimension de la collection d'art de RM devient plus claire grâce à la mise en perspective curatoriale. Son intérêt connu pour l'architecture, incluant des visites de sites conçus par Tadao Ando, influence la façon dont les œuvres sont placées et perçues. Cette conscience spatiale est évidente dans la manière dont les pièces sont souvent discutées en relation avec leur environnement plutôt que comme des objets isolés. Le projet du SFMOMA prolonge cette approche en situant les œuvres sélectionnées dans des lignes de fuite soigneusement structurées, renforçant l'idée que les conditions de visionnage font partie intégrante de la signification de l'œuvre.

Ce que l'exposition au SFMOMA révèle sur la collection d'art de RM

La collaboration avec le SFMOMA ne redéfinit pas tant la collection d'art de RM qu'elle n'en rend la structure visible. En alignant ses sélections avec des œuvres institutionnelles, le projet offre un point de référence pour comprendre comment ses choix de collectionneur s'insèrent dans les histoires de l'art établies.

Visible d'octobre 2026 à février 2027, l'exposition consolide cette perspective en une présentation unique et temporelle. Le résultat est l'esquisse plus nette d'une collection bâtie sur la continuité. À travers la peinture, la sculpture et la photographie, l'accent reste mis sur des œuvres qui se dévoilent lentement, façonnées par la répétition, la matière et le temps.

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Chonx Tibajia est rédactrice en chef adjointe au sein de l'équipe T-Labs de Tatler Asia, où elle écrit sur divers sujets liés au style de vie, notamment la beauté, la mode, les loisirs et les voyages. Journaliste de longue date, elle a notamment été chroniqueuse au Philippine Star et est la fondatrice de la plateforme créative Pineappleversed. Outre Tatler, ses articles paraissent dans des publications régionales spécialisées dans le style de vie et les affaires, témoignant d'une grande diversité de sujets, allant des tendances beauté aux guides de voyage en passant par les articles culturels.