Every year, the Booker Prize offers a glimpse of what’s capturing the literary world’s attention. This year’s shortlist takes readers from imagined futures to the complexities of family life, with novels that linger on questions of identity, memory and belonging (Reading, 1890 by artist Georges Croegaert. Photo: Heritage Art/Heritage Images via Getty Images)
Cover Chaque année, le “booker prize 2026” nous donne un aperçu des œuvres qui marquent la scène littéraire mondiale. Cette sélection emporte les lecteurs vers des futurs imaginaires et interroge la complexité des liens familiaux. (Reading, 1890, œuvre de l'artiste Georges Croegaert. Photo : Heritage Art/Heritage Images via Getty Images)
Every year, the Booker Prize offers a glimpse of what’s capturing the literary world’s attention. This year’s shortlist takes readers from imagined futures to the complexities of family life, with novels that linger on questions of identity, memory and belonging (Reading, 1890 by artist Georges Croegaert. Photo: Heritage Art/Heritage Images via Getty Images)

Vous cherchez votre prochaine lecture ? La sélection du “Booker Prize 2026” met en lumière six romans incontournables pour enrichir votre bibliothèque.

La liste des finalistes du “Booker Prize 2026” est l'excuse idéale pour faire un peu de place sur votre table de chevet. Les six ouvrages en lice pour ce “booker prize 2026” explorent des horizons variés : mondes post-apocalyptiques, fresques historiques, satires universitaires ou récits intimistes, offrant un instantané de la création littéraire contemporaine. Sélectionnés parmi treize titres initiaux, ces six livres réunissent aussi bien des plumes confirmées que des auteurs débutants, chacun apportant un regard unique sur la société et sur les histoires que nous nous racontons.

Qu'est-ce que le “Booker Prize” ?

Le “Booker Prize” est un prix littéraire majeur décerné chaque année à la meilleure œuvre de fiction de langue anglaise publiée au Royaume-Uni ou en Irlande.

Comment sont sélectionnés les livres pour la liste du “Booker Prize 2026” ?

Un jury lit les romans soumis durant l'année d'éligibilité pour établir une première liste de treize titres, ensuite réduite à une sélection finale de six œuvres.

Quand le lauréat du “Booker Prize 2026” sera-t-il annoncé ?

Le gagnant du “Booker Prize 2026” sera dévoilé le lundi 9 novembre 2026, lors d'une cérémonie organisée à l'Old Billingsgate de Londres.

Chaque lecteur y trouvera son compte, de la vision troublante d'une Grande-Bretagne post-apocalyptique par M. John Harrison au roman de campus décalé de Luke Kennard, Black Bag. La sélection comprend également les dernières œuvres des anciens lauréats Marlon James et Douglas Stuart, ainsi qu'Elizabeth Strout, dont la fiction explore avec finesse les complexités du quotidien. Voici les six titres retenus pour cette prestigieuse édition. 

Pour aller plus loin : 5 livres à lire si vous avez aimé “À l'est d'Éden”

“The End of Everything” par M. John Harrison

Tatler Asia
M. John Harrison's 'The End of Everything' has been shortlisted for The Booker Prize 2026.
Above Le roman “The End of Everything” de M. John Harrison en lice pour le “Booker Prize 2026” (Photo : Serpent’s Tail)
M. John Harrison's 'The End of Everything' has been shortlisted for The Booker Prize 2026.

Situé dans la cité balnéaire de Dalston-on-Sea, The End of Everything” de M. John Harrison dépeint une Grande-Bretagne où le monde s'est effondré, forçant les survivants à composer avec les vestiges du passé. Philip Tennent passe ses journées à récupérer des objets échoués appelés artefacts iGhetti, vivant avec sa tante Marnie au sein d'une communauté informelle de glaneurs. Sans expliquer les causes de cet effondrement, Harrison laisse les détails du quotidien raconter la fin d'une civilisation. Le résultat est un portrait saisissant et mélancolique de la vie après le désastre, où les rituels de la vie côtière persistent alors même que les institutions d'autrefois ont disparu.

À ne pas manquer : 8 romans dystopiques qui semblent étrangement réels en 2026

“The Disappearers” par Marlon James

Tatler Asia
Marlon James's "The Disappearers," a novel shortlisted for the Booker Prize 2026.
Above Le roman “The Disappearers” de Marlon James pour le “Booker Prize 2026” (Photo : Hamish Hamilton)
Marlon James's "The Disappearers," a novel shortlisted for the Booker Prize 2026.

Avec The Disappearers, Marlon James revient à ses racines jamaïcaines pour un récit débutant par une violente agression contre un groupe de théâtre queer dans le Kingston des années 1980. Narré à travers cinq perspectives distinctes, le roman suit les survivants du drame, parmi lesquels l'acteur Edmond “Eddy” Porteous, le metteur en scène Havelock Titus et le mystérieux Paul Royale. James y explore les réseaux clandestins qui permettent aux communautés queer de subsister, ainsi que le poids de la culpabilité et de l'hostilité sociale. Le récit s'ancre également dans l'histoire de la Jamaïque, offrant une profondeur historique à ce drame immédiat. Comme dans ses œuvres précédentes, l'auteur nous pousse à voir au-delà des destins individuels pour questionner les forces qui façonnent nos vies.

“Black Bag” par Luke Kennard

Tatler Asia
Luke Kennard's novel "Black Bag," shortlisted for The Booker Prize 2026.
Above Le roman “Black Bag” de Luke Kennard nommé pour le “Booker Prize 2026” (Photo : John Murray)
Luke Kennard's novel "Black Bag," shortlisted for The Booker Prize 2026.

Le roman Black Bag de Luke Kennard repose sur une prémisse aussi absurde que fascinante : un acteur au chômage est payé par un universitaire, le Dr Blend, pour rester assis en silence à l'intérieur d'un grand sac en cuir noir durant des conférences. Inspiré d'une expérience psychologique réelle des années 1960, le livre utilise cet étrange dispositif pour interroger nos angoisses contemporaines, de la masculinité à l'insécurité artistique en passant par les économies volatiles de l'attention en ligne. Le narrateur, surnommé Black Bag, tente de survivre à Londres tout en partageant un appartement avec Claudio, un streamer pris dans des combines financières numériques. Kennard injecte un humour décalé dans la précarité de notre époque, où gagner sa vie peut signifier se transformer en spectacle, même invisible.

“May We Feed the King” par Rebecca Perry

Tatler Asia
Rebecca Perry's novel, "May We Feed the King," is longlisted for The Booker Prize 2026.
Above L'ouvrage “May We Feed the King” de Rebecca Perry (Photo : Granta Books)
Rebecca Perry's novel, "May We Feed the King," is longlisted for The Booker Prize 2026.

Le premier roman de Rebecca Perry oscille entre deux époques, liant le travail d'une conservatrice de musée moderne préparant une exposition sur une salle à manger royale médiévale, à l'histoire d'un roi anonyme accédant au trône après la mort soudaine de ses frères. À travers ces récits alternés, Perry explore la manière dont nous reconstruisons le passé à partir d'objets, d'archives et des récits institutionnels. Une mise en scène historique, aussi convaincante soit-elle, occulte souvent les détails les plus intimes qui ne figurent jamais dans les registres. Le roman aborde également la solitude inhérente au pouvoir, traçant des parallèles entre la quête de la conservatrice pour reconstituer une époque et le destin d'un monarque dont la vie est rythmée par la lourdeur de la couronne.

“The Things We Never Say” par Elizabeth Strout

Tatler Asia
Elizabeth Strout's novel, *The Things We Never Say*, is shortlisted for the Booker Prize 2026.
Above Le roman “The Things We Never Say” d'Elizabeth Strout (Photo : Viking)
Elizabeth Strout's novel, *The Things We Never Say*, is shortlisted for the Booker Prize 2026.

Dans The Things We Never Say d'Elizabeth Strout, une vie en apparence banale commence à se déliter. Artie Dam, professeur d'histoire dans un lycée du Massachusetts, se sent progressivement isolé des siens alors qu'il traverse une profonde détresse émotionnelle à l'automne 2024. Chez lui, sa relation avec son épouse, Evie, est tendue, tandis que son fils Rob reste reclus dix ans après un accident de la route fatal. Strout possède un don unique pour capturer les blessures silencieuses que chacun porte, et elle tourne ici ce regard vers une famille façonnée par le deuil. Sur fond de divisions politiques et d'inquiétude nationale, ce livre interroge la profondeur de nos liens avec ceux que nous aimons et ce qui survient lorsque les non-dits deviennent insurmontables.

“John of John” par Douglas Stuart

Tatler Asia
Elizabeth Strout's novel, *The Things We Never Say*, is shortlisted for the Booker Prize 2026.
Above Le roman “John of John” de Douglas Stuart (Photo : Picador)
Elizabeth Strout's novel, *The Things We Never Say*, is shortlisted for the Booker Prize 2026.

Dans le troisième roman de Douglas Stuart, John-Calum Macleod retourne dans sa maison familiale sur l'île de Harris après ses études d'art, pour découvrir que quitter les lieux ne rend pas le retour plus simple. Sa relation avec son père, Cal, est compliquée par la présence imposante de sa grand-mère Ella, dont la famille détient un pouvoir considérable sur les terres locales. Entre la beauté austère et les traditions insulaires, Stuart explore la tension entre l'appartenance et le besoin de s'affranchir, notamment pour quelqu'un tentant de concilier homosexualité, foi religieuse et attentes sociales. À l'instar de Shuggie Bain et Young Mungo, Stuart excelle à dépeindre comment la loyauté familiale peut à la fois nourrir et étouffer, rendant difficile l'imagination d'une vie nouvelle quand vos origines vous maintiennent dans une emprise si ferme.

Topics