D'un remontant pour pirates à un incontournable des centres de villégiature, découvrez l'histoire alcoolisée de la Piña Colada
Dans l'univers de la mixologie, la Piña Colada fait figure de classique oublié. On la retrouve sur la plupart des cartes de bars à travers le monde, presque toujours dans sa combinaison éprouvée de rhum, d'ananas et de noix de coco. Bien qu'elle ait indéniablement perdu de son lustre en raison de son association avec des mélanges pré-faits, produits en masse et aromatisés artificiellement, son histoire reste pourtant fascinante.
Non seulement cette boisson possède des origines contestées impliquant pirates et complexes hôteliers de plage, mais les mixologues du monde entier se réapproprient aujourd'hui cette recette tripartite avec une énergie renouvelée, apportant leur propre vision à ce classique jadis daté pour le transformer en une création digne des salons de cocktails contemporains.
À l'occasion de cette Journée mondiale de la Piña Colada (10 juillet), nous nous penchons sur la genèse de la Piña Colada, ses variantes et son héritage intemporel.
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Pirates des Caraïbes… ou du Hilton ?

Above Statue de Roberto Cofresí située à Cabo Rojo, à Porto Rico, une figure liée à la Piña Colada.
Une légende populaire attribue la création de la Piña Colada au pirate portoricain du XIXe siècle, Roberto Cofresí, qui sévissait dans les Caraïbes. On raconte que Cofresí aurait concocté ce mélange à partir d'ingrédients dérobés lors de raids côtiers afin de remonter le moral de son équipage alors qu'ils échappaient aux autorités européennes.

Above Le Caribe Hilton dans les années 1950, berceau historique de la célèbre Piña Colada (Photo : avec l'aimable autorisation du Caribe Hilton).
Une version plus étayée attribue la boisson à Ramón “Monchito” Marrero, barman au Caribe Hilton de San Juan. Durant l'âge d'or du tourisme de luxe aux Caraïbes dans les années 1950, Marrero fut chargé de concevoir un cocktail de bienvenue signature pour la clientèle prestigieuse de l'hôtel — du gratin hollywoodien aux riches industriels. Après trois mois d'expérimentation, Marrero atteignit le sommet.
Il découvrit que l'utilisation du Coco López, une crème de coco homogénéisée développée par l'Université de Porto Rico, transformait radicalement la texture de la Piña Colada. Le résultat fut un cocktail velouté, évoquant un granité, qui devint un succès immédiat. En 1978, la Piña Colada fut officiellement déclarée boisson nationale de Porto Rico.
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Les multiples facettes de la Piña Colada

Above Le Lava Flow, une interprétation hawaïenne rafraîchissante de la Piña Colada classique.

Above La Piña Verde, une version sophistiquée remplaçant le rhum par de la Chartreuse verte.
Bien que la recette classique reste la référence, cette Piña Colada a inspiré d'innombrables interprétations à travers le monde.
Parmi ces variantes, citons la Piña Verde, réalisée avec de la Chartreuse verte comme base spiritueuse au lieu du rhum ; la Spicy Piña, préparée avec du rhum épicé et des jalapeños frais pour une touche ardente ; la Dirty Banana, qui ajoute une pointe de Baileys et de la banane fraîche ou de la liqueur de banane ; et enfin le Lava Flow, où la classique Piña Colada est mélangée à une purée de fraises glacée pour un résultat visuellement saisissant.




